Scénographies


LA REINE DES NEIGES  (d'après H.C.Andersen)


 

LA REINE DES NEIGES. Quel joli titre pour ce conte. J’ai lu le récit d’Andersen. Des images se sont mises à flotter. C’était léger, opaque, froid, lumineux, mouvant. Simple lecture musicale à l’origine, c’est devenu un spectacle théâtral.

L’idée est venue, en cherchant dans mes réserves pour un autre travail. Des voilages blancs, tantôt opaques ou transparents, parcourus de dessins végétaux, soyeux, nacrés. En faire des bandes irrégulières, comme des trainées de brume. Je les ai ajustées, puis cousues de façon hasardeuse.

Le travail de lecture musicale commence et je découvre l’effet des lumières sur les tissus : chaque histoire peut s’y traduire. Ce décor de fond laisse aux comédiens tout l’espace scénique. Il y a, évidemment, le volume du piano.

 

Arrive le 1er confinement.

 

Quand l’équipe se retrouve, Anne suggère de faire un livre/CD illustré pour laisser une trace de ce projet franco-danois. Je l’illustre.

La reprise des répétitions révèle et confirme l’insuffisance d’une lecture musicale d’1heure, surtout pour un jeune public.

 

2 ème confinement.

 

En rangeant des affaires j’aperçois un vêtement que je mets de côté. Puis je me souviens de vieux rideaux en voile de coton à motifs végétaux et l’idée est là. Andersen excellait dans les découpages, pratiquant cette activité artistique tout en racontant ses histoires aux enfants. J’ai découpé les motifs des rideaux et les ai appliqués sur le vêtement mis de côté, puis trouvé une robe pour Claire, que j’ai assortie et, plus tard, ajouté quelques motifs sur la chemise de Jean-Luc, le conteur.

C’est à ce stade que Dany nous a rejoints pour la mise en scène.

C’est là que les découpages fixés sur le piano s’imposent, comme un déploiement sans limites de cette pratique d’Andersen.

C’est là que le papier découpé en menus morceaux simule la tempête de neige et qu’un papier de soie, plus léger, virevolte en pétales de roses.

C’est là que s’invente la corneille avec du noir, quelques plumes, une collerette orangée, un minimum d’éléments – richesse du théâtre pauvre.

C’est là aussi que le tabouret de piano, devenant le carrosse d’un instant à la fin de la 4ème histoire, est recouvert de velours rouge.

C’est là encore que les vents du périple de Gerda font gonfler le décor.

C’est là que les ombres de l’antre de la finnoise prennent forme.

Et que le public tourne la page à chaque histoire.

 

3 ème confinement

 

 

L’HISTOIRE

 

Le diable a ensorcelé le petit Kay à l’aide d’une brisure de miroir magique.

L’enfant se laisse emporter sur le traineau de la reine des neiges. Sa petite amie, Gerda, se lance à sa recherche… Elle va devoir affronter de multiples épreuves et trouver des alliés pour tirer Kay de l’ensorcellement diabolique.

L’amitié de Gerda suffira t-elle ?

Avec humour, esprit et un sens extraordinaire du détail, Andersen invite chacun, petit ou grand, à y lire sa propre histoire.

Vous voyagerez dans les paysages scandinaves en découvrant les chants et les langues du Danemark et d’autres pays nordiques.

 

Spectacle et livre/CD d’après le conte d’Andersen.

 

Claire Vial – alto

Anne Ostergaard – chant, piano

Jean-Luc Bansard – conte

Dany Porché – mise en scène

Brigitte Maurice – décor, costumes, illustrations

Titouan Bello création lumières

 

Ce spectacle a déjà été joué une 10zaine de fois devant un public d’élèves de primaire et de collège, dans le cadre des déplacements culturels autorisés.

Les règles sanitaires ont été strictement observées.

 


Le livre


Photos : André Lemaître et Amélie Pelletier

Vidéos : ameliepelletierphotography@gmail.com


LES SUPPLIANTES (d'après Eschyle)

Cinquante femmes, les danaïdes,refusent d'être épousées contre leur volonté par leurs cousins germains, les Egyptiades, cinquante fils du frère de leur père. Elles fuient par la mer la mort qu'on leur promet, accompagnées de leur père Danaos. Mais les cinquante cousins les poursuivent, prétendant les prendre de force. Les suppliantes échouent sur les rives de la cité d'Argos et demandent asile au peuple grec.
Une adaptation d'Olivier Py, qui séduisit Jean-Luc Bansard, directeur du théâtre du Tiroir à Laval.
Les participants : 32 actrices et acteurs amateurs de 11 pays, demandeuses et demandeurs d'asile qui résident en Mayenne, et s'expriment dans 8 langues...
Ils ont tous choisi de défendre sur la scène cette légende car, pour certains d'entre eux, c'est leur propre histoire qui se raconte ici.

Chantier citoyen - Création 2016

 

Jean-Luc Bansard : mise en scène.

Brigitte Maurice : costumes et scénographie.

Catherine Leteinturier : chorégraphie.
Olivier Messager : musique et chants.
Photographies : © André Lemaitre.
Plus de 40 représentations données dans tout le grand ouest.
Théâtre du Tiroir - www.theatre-du-tiroir.com 8 rue Jean-Macé Laval.
www.theatre-du-tiroir.com

ULYSSE, LES CHANTS DU RETOUR (d'après Homère)

 

Creation 2012 de la Compagnie du Tiroir

-Adaptation : Brigitte Maurice - Jean-Luc Bansard
-Mise en scene : Jean-Luc Bansard
-Decors, costumes, scenographie : Brigitte Maurice

-Photographies : © André Lemaitre

 

 

 

 

La pièce étant jouée uniquement par des hommes, j'ai voulu indiquer la présence de Pénélope et de toutes les femmes qui enchantent l'Odyssée. Tout le fond de scène et les parties latérales sont bleu d'outremer intense pour créer une atmosphère enveloppée de ciel, de mer, de légende.

 

 

 

 

 

La tenture/Pénélope est une réalisation textile et peinture de 4 x 5 m, suggérant l'île d'Ithaque et l'inlassable travail de la femme d'Ulysse : objectifs du héros placés en toile de fond sur la scène, en filigrane du texte.
Tons de terre, pour dire l'île d'Ithaque et la rusticité de ces paysans-guerriers.
Tons d'or, car Ulysse est roi d'Ithaque (pouvoir, richesse, raffinement).
Textile et peinture pour dire la voilure, les gréments.
Devant, 7 sacs de marins peints de terre et d'or sont utilisés par les comédiens pour raconter les épreuves, les îles, le voyage, comme des corps annexes qui transforment la vision de l'espace scénique selon les étapes de l'Odyssée.
L'éclairage joue un rôle important (le décor est présent du début à la fin) et doit évoluer selon les péripéties pour exprimer la nuit, l'aurore, la peur, l'orage etc…
A droite de la scène, les percussions du musicien-compositeur. 

 

Scenography for "ULYSSES,Songs of homecoming".

Given that the men-only play was played by male actors, I thought of Penelope's handwork to introduce the female presence and I imagined a sort of sculpted tapestry made of painted textile which would entirely take up the back of the stage ,with enough interspace to enable the blue of the sea and of the sky to sip through. The solid part of the tapestry would be painted in shades of earth colour and grey to conjure up the land of Ithaca and in gold which implies wealth and some sort of refinement as Ulysses was the King of Ithaca. Thus the tapestry can conjure up the Island of Ithaca , the rigging of the ships, Penelope's weaving and her craftiness in the face of her suitors. Let the actors and the lighting give it life according to the different events of the play.

Ulysses, Songs of Homecoming created by the "Compagnie du Tiroir"
Adaptation:Brigitte Maurice and Jean-Luc Bansard.
Settings,Costumes and Scenography :Brigitte Maurice

Ulysse (Ouest-France/les Ponts-de-Cé/16 novembre 2012)

La salle était pleine vendredi soir pour la représentation d'Ulysse ou les chants du retour, par le théâtre du Tiroir, au terme de deux semaines de résidence aux Dames. C'est un travail énorme de plus de deux ans qui a nécessité la traduction en langue des signes du poème épique d'Homère, puisque le pari de Jean-Luc Bansart et de sa troupe était d'inclure deux comédiens sourds.
Comment dire et faire entendre les mots d'Homère sans pouvoir utiliser de mots ? Un défi brillamment relevé : les acteurs Jean-Luc Bansart, Levent Beskardes, Olivier Chetrit et Laurent Stéphan se sont relayés pour « signer » les aventures du héros, utilisant la chorégraphie des corps et des mains dans une coordination époustouflante.
Les chants et la musique d'Olivier Messager ont apporté une atmosphère réellement poétique au spectacle. Sans oublier la beauté des lumières de Jack Percher et du décor de l'artiste plasticienne Brigitte Maurice.